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La fièvre | La grippe | L’angine | Les coryzas | Le Glaucome

 

LA FIEVRE

La fièvre effraie si la cause n’en est pas toujours rapidement trouvée. Chez l’enfant, elle est d’origine ORL mais souvent digestive. Il suffit bien souvent pour l’enrayer de mettre le petit malade à la diète. La fièvre tombera en quelques heures si le remède indiqué par les symptômes a été donné.

Il y a un principe absolu : il faut toujours mettre au lit un malade qui est fiévreux. La fièvre se mettra à monter le soir pour l’enfant qui ne sera pas resté allongé et dépassera alors 39°.

Voici quelques remèdes qui sont le plus souvent indiqués au début de la fièvre :

   ACONIT  : ce remède convient au début de nombreux cas fébriles ; elle survient après une exposition au froid sec. Beaucoup de refroidissements ont au début les symptômes d’ ACONIT  : battements de coeur accélérés, anxiété, agitation, peau sèche et brûlante. Le malade doit rester couché et se sent défaillir s’il veut s’asseoir dans son lit. Une angoisse pure s’empare du petit malade qui cherche la main et le soutien de sa maman.

   BELLADONNA  : dans ce cas, fièvre et abattement dominent. Le mal de tête est battant, le coeur accéléré et les carotides battantes. Il transpire ; la céphalée est intense. Le malade est très sensible à la moindre secousse. Il a la bouche très sèche, les yeux brillants, les pupilles dilatées et il craint la lumière et le bruit.

   GELSEMIUM  : la fièvre n’est pas très élevée mais le malade est hébété, prostré, ne remue pas beaucoup, son pouls est mou et lent, il n’a pas soif, refuse de boire et ouvre les yeux avec difficulté. C’est la pesanteur de l’état grippal et l’abattement en été.

   FERRUM PHOSPHORICUM  : la fièvre de ce malade survient chez des sujets fragiles des voies respiratoires, mais elle dépasse rarement 38.5° et les pommettes sont rosées le pouls est mou et rapide.


LA GRIPPE

Il ne faut pas couper la fièvre mais aider la nature à réagir. La fièvre tombera plus vite si le remède homéopathique approprié est décelé .

Vigilance  : tout d’abord, il ne faut pas prendre pour une grippe le début d’une autre maladie. On parle souvent de la grippe alors qu’il s’agit d’autre chose. Il faut examiner l’ensemble des symptômes, voir s’il ne s’agit pas d’une angine, d’une maladie infectieuse, d’une bronchite au début ou même d’une fièvre d’origine digestive et cela, seul un praticien peut le faire. Ensuite, il faut rechercher le remède sur l’ensemble des symptômes présents.

ACONIT, BELLADONNA, GELSEMIUM  : ce sont les remèdes du début. Ils peuvent être associés à EUPATORIUM et à RHUS TOX .

EUPATORIUM est indiqué s’il y a une courbature intense de tout le corps, surtout dans les membres et dans le dos : le malade a l’impression que ses os sont douloureux. Le mal de tête est intense. Le malade a très soif de boissons glacées mais il ne transpire pas. La toux est sèche, larynx et thorax sont sensibles

RHUS TOX . Convient à une grippe qui apparaît après un bain froid, après avoir eu la tête ou les pieds mouillés. Le malade, pris d’une sensation de froid général, frissonne, est agité. ne peut rester tranquille et n’arrive pas à trouver une position confortable dans le lit, qui paraît trop dur. Il a du mal à sortir les mains des couvertures.

En attendant le médecin, on peut utiliser « HOMEOGRIPPE » qui fera toujours du bien. Prendre ces granules avec une tisane chaude, se coucher en se couvrant de manière à transpirer. Boire abondamment et très chaud.


L ’ANGINE

BELLADONNA est indiqué dans l’angine simple avec léger gonflement et rougeur des amygdales, fièvre modérée, bouche sèche, pupilles un peu dilatées, soif variable et douleur en avant.

MERCURIUS SOLUBILIS est indiqué s’il y a plus de prostration, une fièvre plus élevée, beaucoup de salive dans la bouche, une langue très sale et gonflée, une haleine fétide. Il faut noter ces abondantes sueurs nocturnes.

Néanmoins, les gargarismes avec une solution de teinture de CALENDULA ou de teinture de PHYTOLACCA  : 7 à 8 gouttes de teinture dans une demi-tasse d’eau tiède en gargarismes toutes les deux heures peuvent être bénéfiques.

CUIVRE , BISMUTH , OLIGOSOL sont toujours indiqués : 1 ampoule deux fois par jour.

PYROGENIUM  : état infectieux grave avec prostration, angoissé, fétidité de toutes les sécrétions, fièvre à 39°, soif vive, malade agité, anxieux voire délirant. C’est l’antibiotique homéopathique

Si le malade a une réelle difficulté d’ouvrir la bouche, c’est ce que l’on appelle du « trismus », il y a danger de formation d’abcès dans la gorge. Appeler le médecin

OSCILLOCOCCINUM 200  : c’est le remède de début. Une demi-dose deux fois par jour coupe parfois l’otite en quelques heures. Il sera complété par MERCURIUS SOLUBILIS avec ses signes propres d’infection.


Les Coryzas chroniques : fléaux de la vie quotidienne

La tête se refroidit, une congestion s’installe avec atteinte des muqueuses, des sinus, de la gorge et des oreilles.

Observez soigneusement les circonstances de début. Certains rhumes sont provoqués par un froid sec, certains autres par un froid humide, d’autres après s’être fait couper les cheveux ou avoir marché dans le vent, après avoir eu les pieds mouillés dans la pluie ou la neige fondante lors d’un dégel. Ceci peut avoir une importance car le froid sec appelle ACONIT , le froid humide DULCAMARA , le vent froid CAUSTICUM , la congestion de la tête par le froid BELLADONNA .

ACONIT , RUMEX , CAMPHORA . Ce sont les remèdes des respiratoires fragiles aggravées par le froid de la rue et le moindre courant d’air.

ALLIUM CEPA . L’écoulement nasal est aqueux abondant et irritant avec aggravation dans une pièce chaude, avec larmoiements, éternuements . Si ces derniers sont en rafale, il faut suspecter une allergie probable.

EUPHRASIA . Le catarrhe est plus intense aux yeux qu’au nez, les yeux piquent et brûlent sans arrêt, alors que le nez coule simplement.

MERCURIUS SOLUBILIS . Ici l’écoulement est plus épais, le coryza a tendance à gagner la gorge, avec salivation importante, haleine fétide, langue sale, mal de tête sourd. Le malade est très aggravé au froid. Le pus microbien s’est déjà installé et ses abondantes sueurs nocturnes de la tête sont révélatrices.

PULSATILLA . Ici l’écoulement est épais et doux, jaune verdâtre et non irritant, le coryza est aggravé dans une chambre chaude et amélioré à l’air frais. C’est un remède des affections traînantes, à pu évident.

KALI BICHROMICUM . Les glaires sont collantes et difficiles à expulser, avec de longs filaments qui adhèrent aux muqueuses et au mouchoir, il y a de l’irritation de l’arrière-nez, le malade a soif.

HEPAR SULFUR . L’écoulement est épais, très malodorant, jaune ou vert avec une fétidité marquée, il est nettement aggravé à l’air froid. Le malade est capricieux, boudeur, explosif et ses colères éclatantes. L’habitat devient un véritable enfer sur le plan relationnel.

La sensibilité extrême au rhumes appelle des agents préventifs : DULCAMARA et RHUS TOX (froids humide), PUSATILLA (chaleur), HEPAR SULFUR , KALI BICH (hiver).


LE GLAUCOME : UNE ACTUALITE, UNE URGENCE

Le glaucome est caractérisé par une réduction progressive du champ visuel par atteinte du nerf optique due à une augmentation de la pression intra oculaire. Le diagnostic repose sur la mesure de la pression (Tonométrie) et l’appréciation des champs visuels périphériques et para centraux.

Mais, pour l’Homéopathe, derrière l’œil se trouve le Cerveau, derrière l’œil, se trouve l’État Général.

Le glaucome primitif à "angle ouvert" est le plus fréquent, il est asymptomatique et fait l’objet d’examen systématique. Il peut apparaître chez des patients porteurs d’affections inflammatoires ou lors de corticothérapie à long cours (tonométrie de 16 à 25).

Le glaucome à "angle fermé" traduit une augmentation de la pression oculaire accompagné de douleurs faciales et oculaires, des nausées, des vomissements, des halos colorés autour des lumières et une perte de l’acuité visuelle.

Dans les formes simples, de petits signes fonctionnels peuvent apparaître :

Larmoiements à lecture Gêne visuelle au crépuscule Céphalées.

L’existence de brouillards ou halos colorés sont significatifs d’un œdème de la cornée.

Il faut être attentifs au mode du début : brusque, par coup de vent froid et sec avec baisse de la vision : c’est ACONIT .

L’agitation anxieuse est présente. On est sensible à la lumière, avec une sensation de globe trop gros sortant de l’orbite. L’association avec BELLADONNA est toujours favorable alors que le fameux tandem GLONOIN : Plénitude... GLONOIN 5 ch au matin, retiré du circuit, la tension s’élève de 18 à 23 , SULFUR , s’en éloigne par ses modalités.

ATROPINE SULF. 5 CH soulage par l’action de l’alcaloïde "homéopathique" la dilatation pupillaire, l’état congestif de la face, le larmoiement et la grande photophobie. S’il apporte un soulagement, il n’influence pas l’évolution de la maladie.

Le tandem CAMPHORA - GELSEMIUM (très apprécié par NORTHON) se manifeste sur les sujets phosphoriques dont l’influence lumineuse sur les sujets longilignes est bien connue. GELSEMIUM avec son faciès congestionné présente de la dilatation pupillaire ; diplopie et ptosis appelle son complémentaire : PHOSPHORUS .

L’emploi des agents parasympathicomimétiques (Pilocarpine) ou ischiemants (l’adrénaline) sont indiqués de façon traditionnelle.

COMOCLODIA et PRUNUS SPINOSA ont en commun leur sensation d’œil trop gros (l’œil de langouste) avec une gêne au mouvement oculaire.

LE GLAUCOME SIMPLE EST ASSOCIE A L’ETAT PLETHORIQUE.

Stase veineuse, congestion artérielle, hypertension, latéralité gauche, orientent bien naturellement vers LACHESIS  : femme à la ménopause, aggravée le matin avec alternance d’excitation et de dépression, rêves de mort et hypersensibilité à la moindre constriction. Apparaît ici, le trio remarquable de GLONOIN (pièce maîtresse), LACHESIS , ARNICA .

GLONOIN  : Plénitude de l’enflure, des pulsations, des céphalées. Aggravée par la chaleur du soleil (spécifique) : s’il est le principal remède de l’insolation, on comprend la note pléthorique qui altérera la vision et installera des taches noires fixes devant les yeux : GLONOIN 5 CH au matin retiré du circuit élève la tension de 18 à 23.

Chez la femme obèse et rhumatismale à bouffissures des angles palpébraux internes, évocateur des troubles du métabolisme du potassium, on pensera à KALI CARB , complémenté par KALMIA LATIFOLIA avec ses élancements irradiant du front vers le cou.

AURUM METALLICUM est le sujet sanguin pléthorique, hypertendu et artérioscléreux, irritable, mélancolique s’emportant à la moindre contradiction (décompensation de NUX VOMICA et SULFUR ). N’oublions pas la sensibilité à la douleur chez ce sujet devenu frileux et hypersensible à l’hiver. PRUNUS SPINOSA subit des céphalées frontales occipitales en éclair, avec élancements. La fulgurance des douleurs peut évoluer vers la douleur d’éclatement au mouvement des yeux. On peut lui associer COMOCLADIA qui redoute la chaleur de la lampe d’examen.

PHOSPHORUS est ce lumineux longiligne phosphorique, faible, fatigable dont l’éclat se ternit très vite par de fréquents "coups de pompe". Suivre de près les vertiges au réveil, sa vie est toujours émaillé d’accidents respiratoires et de troubles digestifs, d’hypersensibilité. La MORPHOPSYCHOLOGIE est au premier plan.

LE GLAUCOME à "ANGLE FERME" a des RACINES ARTHROSIQUES sur un terrain typique de THUYA , OSMIUM apparaît avec son larmoiement et sa photophobie. Il sera complété par HYPERHICUM (l’Arnica des nerfs) par compression des nerfs sensitifs s’il y a sensation d’yeux tirés en arrière par des fils, on pense à PARIS QUADIFOLIA . ONOSMODIUM est pour le surmenage oculaire.

CONCLUSION

L’homme, dès l’âge moyen de la vie est exposé au glaucome ; et l’Homéopathie élève la diathèse au rang de facteur capital - sans rejeter les interventions de spécialistes -, les moyens cliniques locaux. La pensée pluraliste doit se libérer de l’Unicisme qui ne voit qu’un tableau momentané et après 30 ans de pratique, dans le sillage de Maître, ROUY, qui élevait la thérapeutique, non pas au service de la vie d’un œil, mais à celui de l’œil du vivant, nous avons élaboré une formule qui a franchi la grosse cote statistique :

AURUM 5 CH Diathèse

GLONOINE 5 CH PRUNUS SPINOSA Sulfur / Psorinum

OSMIUM PHOSPHORUS Tuberculinum

Sans oublier NUX VOMICA , aux innombrables fonctions de détartrage du corps.